Nos espaces, nos têtes, nos emplois du temps débordent. Dans un monde qui valorise la performance et l’accumulation, comment gagner en liberté, retrouver du souffle ? L’idéal de sobriété qui traverse l’histoire depuis la sagesse grecque jusqu’aux mouvements décroissants d’aujourd’hui, propose une réponse inattendue : non pas se priver, mais choisir.
Chaque soir, la même contemplation. Lorsque j’arrive dans ma chambre à la fin d’une journée de travail, le désordre me saute au visage comme une réalité immuable. La pile de courriers administratifs qu’il faudrait trier et auxquels, dans l’idéal, il faudrait répondre. Les vêtements laissés sur le dossier du fauteuil qui attendent d’être pliés et rangés mais qui seront sans doute choisis, portés et mis au sale avant cela. Et toute la multitude d’objets posés un peu n’importe où, témoins silencieux d’une course quotidienne. Prendre, utiliser, abandonner. Ranger ? Trier ? On verra plus tard. Quand on aura le temps. Ce temps qui ne vient jamai...
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