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Femme en bleu lisant une lettre de Johannes Vermeer (1632-1675) – Rijksmuseum, Amsterdam

Chère Else,
Je ne sais pas quel temps il fait à Assendelft. Je ne sais plus à quoi ressemble Assendelft, en hiver. Tu m’as dit que la nouvelle maison de tes
parents, située dans la Dorpsstraat, est un joli petit bâtiment à l’allure coquette. Est-elle à proximité de cette ferme qui sert également de lieu de
mariage et de taverne à l’occasion ? Je crois que cela me manquerait terriblement de ne pouvoir célébrer notre union près de ce petit Regthuys en
tel mauvais état que personne ne juge utile de le restaurer. Loin de toi, ce souvenir ému où nous nous épanchâmes sur cette petite plage au bord
du lac Uitgeestermeer revient, ici, sous la chaleur tropicale, au début bien accueillie et aujourd’hui quelque peu oppressante. Tu m’as dit que tu as
acheté douze fourchettes à gâteaux-dessert. Crois-tu que cela suffise ? Louisette pourrait te conseiller à l’occasion.
Sur Bonaire, je passe mes jours au milieu des salines de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. Tous les jours, nous devons organiser
le travail des Congolais. Ils ont de la force mais ils ne nous comprennent pas. Souvent, les petites maisons où nous les regroupons ne suffisent pas
et cela est source de conflit. Mais je ne veux pas t’ennuyer avec tout ça. Remarque, les anecdotes cocasses ne manqueraient pas de faire sourire
n’importe quel compatriote embarqué dans ces guerres du Nord dont personne ne comprend les tenants et les aboutissants. Espérons que les
Suédois se monteront magnanimes et que la Prusse ne débordera pas de ses limites maritimes. Mon Dieu, faites que les intérêts de chacun soient
préservés dans le respect des États les plus faibles !
Une anecdote, donc, pour alléger le fardeau du citoyen inquiet : sais-tu pourquoi les Indiens Caiquetios souffrent d’embonpoint depuis que
l’Espagne nous a abandonné l’île de Bonaire ?
Les chèvres, chevaux, ânes et autres cochons y sont si nombreux qu’il suffit de tendre le bras pour constituer le repas du soir, étant entendu
qu’à midi, nous nous contentons de fruits et de maïs.
À Rincon, des Indiens ont même réussi l’élevage de centaines de têtes de moutons. Les anciennes cellules leur servent de maisons.
Pour les fourchettes, essaie d’en trouver douze de mieux. Pas la peine de voir Louisette.
Prends bien soin de toi, mon Else. Et prends bien soin du petit (je suis sûr que ce sera un garçon).
Je reviens au printemps, sois-en sûr.
Avec tout mon amour,
ton Jesper qui te rêve en liseuse, la bleue, celle que ta mère t’a offert pour tes vingt ans.
Éric Faure

Ma chère Mathilda,
Je t’écris depuis Jakarta où nous faisons escale après un périple aussi exaltant que périlleux.
Des semaines de navigation ont mis mes nerfs à rude épreuve. Mais je vais bien.
Je pense à toi. Je t’imagine dans ta grande blouse couleur d’océan. Comment te portes-tu ?
Ton ventre a sûrement la taille d’un globe ! Ton centre de gravité s’est rapproché de la terre,
notre mère. Pendant que j’endure le vent et les embruns, notre enfant est bien à l’abri dans
la chaleur de ton ventre. Alors que je suis ballotté sur les flots, il est doucement bercé par
ta voix et tes mouvements.
La bonne nouvelle c’est que notre enfant sera porteur d’espérance pour un monde vacillant,
il aura des idées qui ne nous ont pas même effleurés, il nous surprendra par son regard.
Dieu voulant, je serai de retour pour sa naissance.
Johannes
Catherine Peterschmitt

Lignes pures et harmonieuses reflétant l’infini du ciel et de la mer ! Une posture pieuse et
studieuse, parée d’un joli bleu outremer, la jeune femme s’imprègne d’espoir de la missive
qu’elle explore pour la vie qui va bientôt éclore… Belle et jeune créature, en moi une petite
voix murmure : Raconte-moi donc ton histoire !
Jeannine Brunner, Niedersoultzbach

Ce peintre est un artiste novateur
il peint des scènes de vie, familières
il joue avec une ambiance et la lumière
le bleu Delft emblème artisanal est sa touche de couleur !
Ce tableau exprime une timide émotion
on ne sait pas de qui vient la lettre ?
un malheur, un bonheur à transmettre ?
cette toile reste pleine de mystères
comme une partie de la vie de Vermeer !
Betty Lemmel, Saverne

Une pièce inondée de bleu
Reflétant les nuances des cieux.
Une lettre y est arrivée.
Attendue, espérée, redoutée ?
Sans nul bruit,
Elle la lit.
Denise Collin

Intérieur d’un foyer
Un endroit familier
Atmosphère feutrée
Vermeer s’y est convié.
Un moment capturé, une plongée
Dans l’intimité.
Une lettre adressée
À une jeune femme
Lettre de l’être aimé,
Pour un temps éloigné.
Lecture que rien ne viendra perturber
Ni dévoiler.
À portée de ses yeux
Des mots doux, des mots bleus
Vagues de mots-rivières
Rayons de mots-lumières.
Dans le coeur et pensées d’une jeune femme
Jardin secret.
Catherine Reiss, Neuwiller-lès-Saverne

La lumière jaillit…
… Sur l’ocre du monde
… Sur le bleu ciel de l’habit,
Lien entre la terre et le monde ;
… Sur la lettre claire,
Objet de concentration
Objet de déclaration ?
Lien humain, révélé par la divine lumière !
Jacqueline Wahl

Douceur satinée d’un matin bleu,
Une jeune fille plongée dans la lecture d’une
lettre...
Dans l’intimité de sa demeure bourgeoise...
Curiosité et mystère de la missive...
Enrubannée d’amour ou au liseré noir de
chagrin ?
Toute l’histoire des hommes est tissée de
messages...
Porteurs de mort et de désolation
Ou semeurs de joies et d’espoirs...
L’Évangile aussi foisonne de lettres et
d’annonces
Et n’est-il pas en lui-même la Bonne
Nouvelle pour toute l’Humanité ?
Christiane Hardy, Munster

Femme de bleu vêtue
Symbole de confiance
Ces mots que tu lis
Sont-ils des mots d’amour ?
Femme de bleu vêtue
Symbole d’apaisement
La lumière sur ton front
Est-elle signe de sagesse ?
La sérénité du tableau
Où le dehors n’existe plus,
Rappelle une lecture
Dans le calme intérieur
Peut devenir étincelle
Peut devenir cadeau.
Christine B., Saint-Pierre-Bois

Que lit-elle cette femme tout en bleu, « un petit bleu » avec quelque fâcheuse nouvelle ?
Ou une épître dont avec une attention soutenue elle cherche à déchiffrer le message ?
Que mon coeur soit toujours ouvert ainsi à recevoir quelques lignes de l’Évangile chaque jour ! Merci Seigneur.
Daniel Eckly, Geispolsheim

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