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Je contemple le monde englouti
Y a-t-il des êtres pensants là-dessous ?
R. Emmel, atelier d’écriture,
résidence Laury Munch à Strasbourg

L’homme est là, au-dessus des nuages,
et regarde.
Monsieur Patrick Jacquot
La mer est jolie
Regarde le paysage
Jean-Luc, atelier d’écriture,
résidence Laury Munch à Strasbourg

Un observateur de la nature
Georges Cronimus, atelier d’écriture,
résidence Laury Munch à Strasbourg

Devant une nature dormante,
l’homme se tient debout,
Regardant la nature dormante !
De quoi rêve-t-il ?
Josaphat, atelier d’écriture,
résidence Laury Munch à Strasbourg

Tout est silence et sérénité :
invitation au voyage
au-dessus de la mer de nuages !
Sur un rocher escarpé
le voyageur a grimpé
il contemple l’étendue vaporeuse
qui l’envoûte telle une berceuse !
Elle le rapproche du divin
et sa grâce l’invite vers demain
pour délivrer son âme tourmentée !
Jeannine Brunner, Niedersoultzbach

Mystérieux voile brumeux,
Que veux-tu cacher à mes yeux ?
Je me laisse enivrer
Et me surprends à rêver :
Me trouverais-je ici
À l’entrée du paradis ?
Denise Collin

Les monts lointains se dressent en autels
Et des vallons effacés dans la brume
Monte un soupir au Seigneur Éternel.
Avec un doux sourire.
Le ciel semble nous dire
Dans les adieux du jour qui fuit :
Pense à Dieu, crois en Lui.
Liliane Hemmerlé, Seebourg

Illusion de la pensée quand la posture du voyageur semble s’imprégner du paysage !
Quelle prétention que de vouloir définir une conscience, fut-elle allemande, là où la liberté s’abreuve de sa propre lassitude, là où il n’y a aucune
spontanéité, aucune divinité et, pire, aucun soupir face à un paysage de rêve qui dissimule la réalité du monde !
Y voyons-nous une quelconque humanité quand l’ère du soupçon gagne peu à peu le peuple de la vallée ? Renoncerons-nous à ces contorsions
alpinistiques alors que l’esprit frappeur nous invite fortement à choisir entre des désirs inconciliables, entre la solitude et l’instinct grégaire ?
Pitoyable promeneur qui s’efforce d’atteindre le sanctuaire de sa propre existence au terme d’une ascension purificatrice analogue, croit-il, à l’ascèse
religieuse ! Voit-il poindre un nouvel évangile qui mettrait un terme à l’ère chrétienne ? Mais où se niche la passion des premiers romantiques !?
Maintenant, le retour. Retour fait de désescalades, de vertiges et de sueurs mal épongées… Retour à la terre maternelle et aux ombres du jour.
Vagabondage d’un vieillard devenu et belle nuit passée sur la litière bien chaude d’un refuge. La vérité et des démons, beaucoup de démons... de Gerasa...
Éric Faure, Strasbourg

Étrange, un homme voyageur avec son bâton
habillé de cette façon !
se trouve tout en altitude
face à l’immensité de la nature et de sa solitude
il est complètement perdu dans ses émotions
et dévoile dans son art, son exaltation
c’est la rencontre de l’homme et de ce paysage
qui ondule comme des vagues dans une mer de nuages
Caspar David Friedrich a peint ce qu’il a vu en lui
une rêverie, l’intimité de son âme, face à l’infini !
Betty Lemmel, Saverne

Gravir la montagne
Accéder aux sommets au-dessus des brumes
En marge de la vie en plaine
Vie réelle et superficielle
Au-dessus des brumes majestueuses, apaisantes
Apaiser les brumes de l’esprit
Brumes d’une vie
Penser la vie, la mort, le temps,
L’amour, la haine des individus singuliers
Rencontrer Dieu
Dans sa nuée, sa mer de brume
Dieu de paix et d’amour.
Brigitte Schneider, Brunstatt

Au-delà de la brume et au-delà des nuages
Je monte au plus haut
Et j’écoute
Par-dessus le fracas des bombes, la peur et les angoisses des peuples
Je fais silence
Par-delà les doutes, les incertitudes et les hésitations
Je m’élève
Bien sûr j’ai bravé les défis de l’ascension
J’ai laissé derrière moi la misère et j’ai marché,
Grimpé, soufflé et sué
Et ce soir,
Au-delà de la brume et au-delà des nuages
Je T’entends
Martine Frey, Engwiller

La tête dans les nuages
L’homme au-dessus des nuages.
L’homme aux mille mirages.
Un grain de folie éteint,
Dans la mélancolie du matin.
Il regarde le vide comme on regarde sa vie : patiemment.
Parce que le brouillard a envahi l’espoir.
Mais cet homme ne perd pas son temps,
Comme on pourrait le croire.
Car derrière le chaos,
Règne une douce météo.
Océane Bassuel

Caché à nos yeux,
Comme pour les icebergs,
L’Essentiel dessous.
René Béné

Le voyageur chemine vers l’infinité,
Le pèlerin progresse vers la lumière,
Si l’arrivée ouvre une porte,
Le périple est la clé.
Céline Monnet, Illkirch

Finies les brumes rhénanes
Je monte au champ du feu follet
Finis les klaxons et les alarmes
Je me plonge dans le chant des forêts
Finies les particules fines
Je m’aère les narines
Fini le portable à l’arrache
Je prends mes bâtons de marche
Fini le tram boulot dodo
Je mets un pied devant l’autre
Fini le nez dans le guidon
Je porte mon regard à l’horizon
Catherine Eyer-Peterschmitt

Lorsque la brume efface le paysage
Lorsque les idées noires prennent ancrage
Lorsque tout se noie dans la grisaille
Lorsque nos pensées se démènent en pagaille
Lorsque la vie a perdu ses couleurs
Lorsque le quotidien se traîne en sombres heures
Lorsque nous effleure le vent de l’abîme
Lorsque nos ressources ne sont plus qu’infimes
Heureux ceux qui au-delà des apparences
demeurent fermes dans l’assurance
que toujours revient le soleil
et que quelque part Dieu veille
où que nos pas nous mènent
à garder notre marche sereine
Edith Lienhardt, Melsheim

Par-delà les monts
Nimbus
Perdu aux confins
Cumulus
Au fil des saisons
Cirrus
Au gré des passions
Stratus
Bettina Bélanger

Au-dessus des nuages,
Point de feuillages
Dans ce paysage !
Pour tout horizon
Montagnes et monts
Et mer de coton !
Remplie de silence
L’ambiance
Est à l’insouciance
Comme un oiseau
Je vole plus haut
Dieu que c’est beau !
Véronique Dietrich, Metzeral

Toi le voyageur, le randonneur,
Bien mis dans ta redingote d'époque,
Fuis-tu ici-bas une vie de certitudes trop lisse ?
Un chemin cahoteux t'a mené sur ce roc...
Devant toi un paysage fantomatique,
Des silhouettes mystérieuses sortant de lambeaux de brume...
Un monde inconnu, une nouvelle terre peut-être...
« Seigneur tu me fais savoir quel chemin mène à la vie...
Un seul est un rocher pour nous... »
Christiane Hardy, Munster

Chut ! Risque de chutes !
Chut ! Ne troublons pas ce silence
Ne dérangeons pas cet homme
Qui médite avec persévérance
En contemplation profonde du sublime.
Es-tu à la recherche spirituelle
Dans la solitude et le recueillement
Face au temps, face à toi-même
Face à ce voile givré qui ne veut pas exposer
Les secrets de ce ravin embrumé
L’Alpenstock, le bien nommé,
Ton ami fidèle de randonnées
Te protège des chemins égarés.
Il faut maintenant songer à rentrer chez toi.
La nuit, doucement, va imposer sa loi.
Marlène Roser, Sarre-Union

Instants magiques
où le monde disparaît sous une chape de coton
où l'on oublie les soucis, les troubles et les guerres
où l'on tutoie le ciel, les astres et leurs mystères
Instants précieux
quand tout autour de soi appelle à l'abandon
quand on se sent vulnérable, fragile, porté
quand le silence résonne au-delà des vallées
Instants de grâce
de bonheur
et de paix...
Claire Lincker, Niederbronn-lès-Bains

Tel un alpiniste, nous gravissons une montagne
dans la brume, l'obscurité et les accidents de la vie.
Au-dessus d'un certain niveau, nous sommes
au-dessus de la mer des nuages,
dans la pleine lumière, et nous contemplons le parcours réalisé.
Ainsi en est-il de notre parcours terrestre
dans l'ombre de la vallée de la mort.
Après la séparation de notre âme de notre corps terrestre,
dans la pure lumière de Dieu,
après une légère correction, nous y verrons plus clair.
Certains (re)découvriront leur nature divine.
Je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut. Isaïe 14,14
La mort est un gain.
Dit autrement, la graine commence sa vie dans l'obscurité,
dans l'environnement lourd, pesant terrestre.
Le germe pousse la terre humide et perce la surface.
Elle est alors dans un autre milieu plus léger et se développe
à profusion dans cette nouvelle dimension illimitée.
Voilà une image de la résurrection, de Pâques !
Gérard Gabet, Hestroff

Mes pas m’ont conduit ici Seigneur, au plus près de toi.
J’entends ta voix me dire : « N’aies plus peur ».
Qu’au-dessus des brumes et brouillards de nos vies, le ciel s’éclaircit.
Que tu nous guides sur le chemin dont tu sais qu’il nous convient.
Que nous devons prendre de la hauteur,
laisser nos combats et nos souffrances pour avancer dans l’espérance.
Merci pour cette splendeur.
Merci pour ce pur moment de bonheur
Merci pour les merveilles de ton amour.
Dans le silence de la montagne et les murmures de la nature,
cette belle terre que tu nous prêtes et dont nous devons prendre soin,
je voulais te dire Seigneur : « Merci pour la vie ».
Anonyme

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