Cinq questions à Nicolas Cadène, juriste, ex-rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité et vice-président de l’organisme indépendant la Vigie de la laïcité.
L’Observatoire de la laïcité, c’était quoi ?
Entre 2013 et 2021, cette commission autonome, rattachée au Premier ministre et constituée de parlementaires, de haut-fonctionnaires des huit ministères impliqués et d’experts et universitaires, avait un rôle de conseil sur les politiques publiques en matière de laïcité. Elle est à l’origine de l’abrogation du délit de blasphème en Alsace-Moselle, de l’enseignement moral et civique à l’école, de la formation obligatoire à la laïcité pour les aumôniers et les ministres du culte étrangers, ou de plans nationaux de formation toujours déployés pour les agents publics et les responsables associatifs. Sur le terrain, ses équipes conseillaient associations et collectivités sur la bonne application de la laïcité pour éviter les contentieux. Elle éclairait aussi le débat public. Cet obs...
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