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Vive la vie !

C’est en ces termes que Jacques Paris a conclu son interview après le retour d’Iran où Cécile Kohler et lui-même ont passé plus de trois ans et demi en prison et cinq mois d’assignation à résidence à l’ambassade de France à Téhéran. Durant leur captivité, ils craignaient être exécutés tous les jours. Leur libération a été vécue par eux comme un miracle et a donné un prix incroyable à leur vie. Les Israéliens ex-otages du Hamas célèbrent la vie de la même manière depuis leur libération. Bien entendu, un retour à une existence normale n’est pas évident après avoir vécu des traumatismes aussi graves, inhérents à la condition d’otage. Mais tous affirment leur volonté de faire triompher le principe de vie face au principe de mort. De même, lorsque l’on traverse l’épreuve d’une maladie grave, potentiellement mortelle et que l’on en guérit, la même énergie vitale nous anime. Depuis mon cancer du sein il y a cinq ans, mes perceptions des choses et mes priorités ont changé. Portée par la foi, j’essaie d’accueillir chaque jour comme un cadeau de Dieu. Ce n’est pas toujours évident car nous avons tous tendance à nous laisser glisser vers le bas devant certains obstacles et autres problèmes de la vie. Et là se pose la question : « ces années supplémentaires qui sont données, que pouvons-nous en faire ? » La première réponse qui nous vient à l’esprit est de les vivre pleinement en prenant soin de soi-même, des autres, en protégeant les plus fragiles, en prenant soin de la création et en ne cédant pas à la peur voire au désespoir face au mal. L’énergie donnée et la joie de vivre qui en découle ne doivent pas nier la souffrance présente au près ou au loin mais ne doivent pas la laisser nous submerger. Nous sommes en général tout à fait conscients de vivre une époque compliquée où l’avenir à court et à moyen terme ressemble à un ciel rempli de nuages menaçants. Nous avons souvent l’impression que l’orage peut éclater à tout moment… Pour tenir ferme dans les résolutions qui consistent à nous tourner vers ce que la vie a de merveilleux, de considérer ce cadeau inestimable à sa juste valeur, ne faut-il compter que sur nos propres forces ? Non, car nous avons un soutien très puissant, notre Seigneur Jésus Christ. Lui qui nous a montré que la mort et la désespérance n’ont pas le dernier mot, que la vie donnée par Dieu est toujours la plus forte. C’est cela le message de sa Résurrection : croire que l’amour et la vie triompheront toujours du mal et de la mort.

Fabienne Rubach,
enseignante à la retraite

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