En ce début de campagne présidentielle, peut-être êtes-vous comme moi un peu tendu·es par les mois qui s’annoncent ? Lorsque je vois les résultats électoraux européens, je suis alarmée par la montée en puissance des idées d’extrême droite. Je suis aussi fatiguée par avance des conversations que nous aurons à avoir en Église et en paroisse : il faudra que nous nous disputions sans nous détester, que nous nous écoutions sans nous ignorer. Et puis se posera bien sûr la question cruciale : devons-nous en tant qu’Église nous mêler de politique ?Pour sortir de ces réflexions étouffantes, j’aimerais vous partager dans ma première chronique le pas de côté que me font faire les anarchistes chrétien·nes francophones (notamment au sein du collectif Anastasis). Ils et elles entretiennent depuis quelque temps une méditation autour de l’hétimasie. Qu’est-ce que l’hétimasie, me demanderez-vous ? Il s’agit d’un motif iconographique de la peinture chrétienne représentant un trône vide symbolisant l’...
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