Le mouvement mennonite rigoriste des amish trouve ses racines dans le Val d’Argent, qui a vu prospérer la communauté sur ses hauteurs de 1693 à 1712.
Aux abords de Sainte-Marie-aux-Mines, une vaste grange de Mongoutte conserve encore les initiales gravées de Nicolas Blanck, le bras droit de Jacob Amann, père des amish. Elles témoignent que c’est ici que se sont déroulés les premiers rassemblements de ces mennonites rigoristes, un siècle avant qu’ils ne s’implantent aux États-Unis. En terres alsaciennes, les amish ont d’abord été surnommés « gens de l’agrafe » car leur code vestimentaire interdisait les boutonnières. Protestants adeptes de la non-violence, les mennonites sont tolérés par le souverain luthérien de la partie alsacienne de Sainte- Marie-aux-Mines dès le XVIe siècle. Après la Guerre de Trente ans, leur coreligionnaires suisses continuent d’y affluer, fuyant les persécutions, ils sont bienvenus pour repeupler un territoire décimé. Protégés, ils n’ont pas d’église et cohabit...
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