En 1685, Louis XIV révoque l’Édit de Nantes, mettant les protestants du royaume face au choix de l’exil ou de la clandestinité. Dans les Cévennes, à Mialet, le musée du Désert raconte un siècle de répression et de résistance.
« On estime que 200 000 protestants vont émigrer suite à la révocation de l’Édit de Nantes », explique Philippe Herbster, guide conférencier au Musée du Désert. Pourtant dans les Cévennes, une des régions les plus protestantes, peu font le choix de l’exil. « Cela s’explique par l’éloignement des frontières et la sociologie, ce sont des paysans et des petits artisans qui ne peuvent emmener leurs troupeaux et leurs terres avec eux. » La période qui commence en 1685 est nommée Désert. Le terme est une référence directe à la Bible et à l’errance de Moïse dans le Sinaï en quête d’une terre promise. Il renvoie également à la clandestinité. Dans les Cévennes, le Désert, c’est l’équivalent du maquis, là où se déroulent les cultes : des grottes, des ravins, des forêts, et...
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