C'était avant, c'était aujourd'hui

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 C’était avant. C’était hier. C’était aujourd’hui. Après l’avoir entendu, des femmes et des hommes se sont rassemblés. Ensemble, mais aussi parfois à plusieurs voix, c’est le témoignage de son message qui a été ainsi porté. Et nous voilà, plus de deux millénaires plus tard, dans la même dynamique, portée par des questionnements similaires sans doute. Quand le Christ a arpenté les chemins de la Palestine, c’est au monde entier qu’il voulait s’adresser. Alors les personnes qui l’ont côtoyé, accompagné, fréquenté ont-elles structuré petit à petit la forme de l’Église que nous connaissons aujourd’hui. Et elle n’a de cesse de changer, de se transformer, de se réformer ! Si l’unisson de ces voix multiples existe, leur harmonie doit sans cesse être recherchée, mise en œuvre, travaillée. Car, effectivement, s’il y a plusieurs demeures dans la maison du Père, il y a ici-bas bien plus de chapelles. Qui est de Paul, qui est d’Apollos... Ces partitions ne datent pas d’aujourd’hui, ou d’hier ou même d’avant.

Le dossier de ce magazine veut ouvrir des pistes de réflexion sur le devenir de l’Église. Et cela, bien au-delà des murs de nos églises. A-t-elle un avenir ? À l’heure de ses difficultés financières, de ses mises en cause pour des crimes, de sa mise de côté par tant de personnes... Les solutions ne peuvent ni ne doivent être toutes faites et se plaquer sur toutes les situations. Certains pensent qu’il faut tout changer, d’autres ne surtout rien faire. Tous unanimes pour dénigrer les autres. Car c’est aussi le cas en Église : « ils ne prient pas comme il faut », « leurs chants ne sont pas spirituels », « une femme ne peut pas prêcher »… Et chacun de nous pourrait sans doute allonger la liste.

Une seule réalité double s’impose. Et heureusement. L’Église n’est pas œuvre humaine mais elle s’incarne dans chacune et chacun de celles et de ceux qui la composent. Si nous ne sommes pas indispensables à l’Église, elle ne demeure pas moins réelle aux autres que par notre intermédiaire. Qu’on se le dise ! Il convient donc d’être réaliste et de comprendre que, si personne ne change, rien ne pourra évoluer. Cette « réforme » appelée par tous n’est que la somme des réformes individuelles en chacune et chacun de nous.

Dans l’action quotidienne, des phases existent. Des épisodes se suivent. Ainsi, après avoir participé pendant plus de 15 ans avec vous à la vie de ce magazine diffusé aujourd’hui à plus de 45 000 exemplaires en Alsace et en Moselle, je suis heureux de passer le relais à Pierre Marchant le 31 mars prochain. J’emporte avec moi pour ma retraite ces mots d’envoi que je lui dédie, tout comme à chacune et à chacun de vous, lectrices et lecteurs fidèles : « Va avec la force que tu as ! » Pour de nouveaux épisodes. Pour aujourd’hui, mais aussi pour demain et pour après-demain !

Bernard Guillot, directeur

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