
Avec L’ombre du Déliant, Francine Carrillo, théologienne, peintre et poète, poursuit une œuvre théologique et poétique entamée depuis plus de vingt ans aux éditions Labor et Fides. Dans ce dernier recueil de textes, elle nous aide à méditer les récits de résurrection des évangiles. Avec toute la délicatesse de ses mots, elle raconte le Déliant, ce Dieu « tel une dissonance qui fait tressaillir le réel, un inattendu qui rudoie les convenances, un grain de sable qui tétanise les rouages, un peut-être qui déchire le mal-être. » Elle convoque les figures de la femme adultère, de Lazare ou des témoins de la résurrection du Christ, pour nous les rendre plus proches de nos existences, de nos larmes et de nos espoirs. Pour raconter nos résurrections. Pour nourrir et dire nos liens. Car « Les temps réclament de nous des gestes et une langue qui jettent en avant ou à côté des mots qui taillent dans le flou et le mou, des mots qui délient et relient, qui nous aimantent les uns aux autres, fermes remparts contre les puissances qui cherchent à démanteler la confiance qui nous fait humains. »
Gwenaelle Brixius
L’ombre du Déliant, de Francine Carrillo, Petite bibliothèque de spiritualité, éditions Labor et Fides, 2026, 128 p., 16 €.