
Un matin, Lili Colt a décidé de fuir Manosque pour aller pêcher en Alaska. La voilà qui débarque à Kodiak et sillonne les quais pour se faire embarquer. Lorsqu’elle part enfin pour sa première campagne, la jeune femme affronte la fatigue, le vent glacial, le sel et l’hostilité des marins, un peu méfiants quant à sa présence à bord. Il lui faudra gagner sa place et leur respect en travaillant aussi dur qu’eux. Défendre sa liberté aussi, contre ceux qui veulent la demander en mariage. Le grand marin est de ces ouvrages qui vous emportent avec eux, une page après l’autre. L’océan y est un personnage à part dont le souffle résonne dans l’architecture du récit. Âpre et rugueux, ce roman se lit d’une traite en donnant l’impression d’être partis loin et longtemps.
Anne Mellier
Le grand marin, de Catherine Poulain, éditions Points, 2020, 384 p., 8,95 €.