
Sara Ghazi, née en 1996, est kinésithérapeute et écrivaine marocaine. Avec Il était une nuit, elle signe là son premier roman. Chaque chapitre raconte un destin différent, celui d’un homme en fin de vie, d’une mère qui a perdu son enfant, d’une prostituée ou encore d’un condamné à mort… Chaque histoire est construite comme un dialogue entre un « je » qui se confesse, et Dieu. Chaque personnage se trouve à une heure définie de la nuit, en un lieu précis : sur un banc public, devant une pharmacie, au bord d’un lit… L’auteure nous invite ainsi à nous déplacer d’un lieu à l’autre, depuis le cœur de la nuit jusqu’au petit matin, pour écouter d’une oreille indiscrète les prières d’inconnu·es. Par des phrases courtes et percutantes, Sara Ghazi nous entraîne dans l’intimité de ses personnages dans ce qu’elle a de plus brute. Et nous entendons toutes ces voix qui confessent leur tragédie, leurs doutes, leurs fautes et adressent à Dieu leur prière, leur supplique et leur espérance, cette petite lueur qui toujours brille, même au loin. Un premier roman touchant.
Gwenaelle Brixius
Il était une nuit, de Sara Ghazi, éditions Olivétan, 2026, 87 p., 12 €.