Du 24 au 28 octobre, 400 représentants d’Églises chrétiennes se sont retrouvés dans le désert du Wadi El-Natroun en Égypte pour la première conférence mondiale Foi et Constitution depuis trente ans. Accueillis par le pape copte-orthodoxe Tawadros II, ils ont repensé l’unité chrétienne dans un contexte marqué par les conflits au Moyen-Orient et les mutations du christianisme, désormais centré au Sud. Entre appels à la paix, ateliers thématiques et prière commune, les participants ont plaidé pour un œcuménisme ancré dans les réalités locales. Antje Jackelén, archevêque émérite de l’Église luthérienne de Suède a appelé à ce que l’Église affronte les grands défis du temps, en dénonçant les « cinq “p” empoisonnés de la polarisation, du populisme, du protectionnisme, de la post-vérité et du patriarcat ». Créé en 1927, le mouvement Foi et Constitution, devenu commission du Conseil œcuménique des Églises en 1948, est à l’origine de textes majeurs comme Baptême, eucharistie, ministère (1982) et L’Église : vers une vision commune (2013). La précédente conférence mondiale s’était tenue en 1993, à Saint-Jacques-de-Compostelle.
Source : La Croix