
Lors de son assemblée générale, fin janvier à Paris, la Fédération protestante de France, qui regroupe 35 églises et unions d’Églises et une centaine de communautés, d’œuvres et de mouvements, a fait évoluer sa gouvernance. Soulignant que la contribution financière des Églises évangéliques a doublé en deux ans, le président Christian Krieger a introduit un changement des statuts pour « une gouvernance, à l’avenir, portée conjointement par les Églises luthéro-réformées et les Églises évangéliques ». À l’ordre du jour également, la présentation par le Dr Jean-Gustave Hentz, président de la commission Éthique et société, d’un document sur la transidentité qui a nécessité trente mois de réflexion, pour « encourager l’accueil et l’accompagnement bienveillant » des personnes transgenres dans les Églises. Enfin, l’assemblée a adopté un voeu de l’inspecteur ecclésiastique Gérard Janus pour l’organisation d’une journée d’études « foi chrétienne et populismes », en vue de l’élection présidentielle de 2027. En introduction, le pasteur Christian Krieger avait proposé « une contribution protestante au débat, qui ne cherchera pas à orienter le vote, mais refusera toute instrumentalisation du religieux à des fins politiques ».